Pour Kirsten Ghodsee : « La thèse du livre pourrait se résumer en quelques lignes : en l’absence de régulation, le capitalisme est mauvais pour les femmes, et celles-ci ont tout intérêt à ce que nous reprenions certaines idées du socialisme. Mis en oeuvre correctement, il favorise leur indépendance économique, garantit de meilleures conditions de travail et un meilleur équilibre entre travail et vie de famille, et oui, contribue à une sexualité plus épanouie. Pour qu’un avenir meilleur soit possible, il faut apprendre des erreurs du passé, ce qui suppose de méditer l’histoire du socialisme en Europe de l’Est au XXème siècle »

L’autrice américaine nous rappelle que deux idées socialistes méritent d’être sauvées des expériences du socialisme au XXème siècle :

  ° L’Indépendance économique des femmes

  ° Le fait que les relations amoureuses et sexuelles doivent se faire en dehors de tout aspect financier

Pour elle, les femmes en pâtissent plus que les hommes sous le capitalisme. Betty Friedan parle de l’insatisfaction des femmes de la classe moyenne occidentale au XXème siècle (Cf. Betty Friand – La femme mystifiée). Kristen Ghodsee note également les ravages du néolibéralisme dans les pays de l’Est et sur la condition de la femme.

Depuis le XIXème siècle, la théorie sociale, y compris américaine, montre que la lutte contre le patriarcat passait par une lutte contre le capitalisme même si ce n’était pas encore totalement vérifié empiriquement par des études

Les femmes travaillaient beaucoup plus à l’Est avec une protection sociale accrue pour elles, ce qui leur garantissait une plus grand liberté et davantage d’égalités par rapport aux hommes. Les femmes se mariaient beaucoup moins pour de l’argent qu’à l’Ouest. Beaucoup de personnes sont nostalgiques de cette époque où l’emploi et la sécurité sociale étaient garantis.

Tout n’était pas parfait car le patriarcat préservait des rôles genres, notamment sous Staline, de même qu’il existait des pressions sur la natalité et des contraintes pour avorter.

En conclusion, Lorsque les femmes sont indépendant financièrement et que l’Etat garantit leur sécurité tout comme il garantit la sécurité aux hommes, elles sont plus libres, plus épanouies.

Capital et aliénation de la femme

Le prix du travail

Kristen Ghodsee constate à travers les études que dans toute l’histoire du capitalisme, les femmes ont toujours été moins rémunérées que les hommes et cela même lorsqu’elles ont investi des pans entiers de l’économie comme l’industrie textile et lourde. Malgré ça, elles n’ont pas toujours pu jouir librement de leur argent et ont toujours été moins bien payées.

Gauchistement votre,

Le Gauchiste